Economie du sport Le sport est une activité économique
récente. Pendant de nombreuses années cette fonction a été gommée
du fait de la domination d'une conception anglo-saxonne et Coubertinienne
du sport fondée sur le bénévolat et réservé à une élite financière
aisée. Peu à peu, principalement au cours du 20e siècle, l'argent
a pénétré la sphère du sport. Comme pratique ou comme spectacle le
sport constitue une consommation pour les ménages. Elle s'est élevée
à près de 74 milliards de francs en 1999 dont 20 milliards consacrés
à l'achat de vêtements et de chaussures, 26 milliards aux articles
et équipements sportifs et 27,6 milliards à des achats de services
sportifs. Comme activité productrice, le sport crée des marchés dont
la taille avoisine 1 % du P.I.B. dans tous les pays développés. Le
marché des articles de sport est fortement internationalisé et l'industrie
est très hétérogène ; on y trouve aussi bien des PME que des firmes
multinationales comme Nike, Reebok ou Adidas. Les formes de production
artisanale (ballon cousu à la main) ont quasiment disparu sauf pour
des produits haut de gamme. Elles ont été remplacées par la sous-traitance
industrielle, par une production standardisée utilisant une main-d'oeuvre
peu qualifiée. Face à un marché aussi segmenté les entreprises adoptent
des stratégies multiples : différenciation du produit, innovation,
promotion, etc. Le marché du spectacle sportif et plus particulièrement
celui du sport télévisé constituent la plus grande part du marché
des services liées au sport. Les relations économiques entre le sport
et la télévision sont basées sur une convergence d'intérêt. Le sport
attire la télévision en ce qu'il est un gisement d'audience, ce que
confirment les taux d'audience exceptionnels réalisés par la retransmission
des spectacles sportifs internationaux. De ce fait le sport contribue
aux recettes publicitaires des chaînes de télévision d'autant plus
que les annonceurs sont attirés par les émissions à forte audience.
Le sport est intéressée par la télévision à la fois parce qu'elle
offre un gisement financier de plus en plus important, principalement
pour le sport professionnel, mais également parce qu'elle assure la
promotion du sport. Les relations entre le sport et la télévision
ne sont cependant pas exemptes d'effets pervers : développement inégal
des disciplines sportives, vision déformée du sport, tendance à la
« vedettarisation »